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Poésies

Dernier ajout : 22 mai 2014.

Articles de cette rubrique

  • La prisonnière

    18 mars 2014

    Plaignez la pauvre prisonnière
    Au fond de son cachot maudit !
    Sans feu, sans coussin, sans lumière...
    Ah ! maman me l’avait bien dit !
    Il fallait aller chez grand-mère
    Sans m’amuser au bois joli,
    Sans parler comme une commère
    Avec l’inconnu trop poli.
    Ma promenade buissonnière
    Ne m’a pas réussi du tout :
    Maintenant, je suis prisonnière
    Dans le grand ventre noir du loup.
    Je suis seule, sans allumettes,
    Chaperon rouge bien puni ;
    Je n’ai plus qu’un bout de galette,
    Et mon pot de beurre (...)

  • La tirade du nez

    7 mars 2014

    Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme... En variant le ton, —par exemple, tenez : Agressif : « moi, monsieur, si j’avais un tel nez, Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! » Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse : Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! » Descriptif : « c’est un roc ! ... c’est un pic... c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? ... c’est une péninsule ! » Curieux : « de quoi sert cette (...)

  • Le Déserteur

    7 mars 2014

    Monsieur le Président
    Je vous fais une lettre
    Que vous lirez peut-être
    Si vous avez le temps
    Je viens de recevoir
    Mes papiers militaires
    Pour partir à la guerre
    Avant mercredi soir
    Monsieur le Président
    je ne veux pas la faire
    je ne suis pas sur terre
    Pour tuer des pauvres gens
    C’est pas pour vous fâcher
    Il faut que je vous dise
    Ma décision est prise
    je m’en vais déserter
    Depuis que je suis né
    J’ai vu mourir mon père
    J’ai vu partir mes frères
    Et pleurer mes enfants
    Ma mère a tant (...)

  • Le dormeur du val

    7 mars 2014

    C’est un trou de verdure où chante une rivière,
    Accrochant follement aux herbes des haillons
    D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
    Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
    Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
    Nature, berce-le chaudement (...)

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